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samedi 18 septembre 2010

el Turia: "un río de cultura"

Un peu de géographie aujourd'hui!
Maintenant que vous savez où se trouve Valence (dans la huerta valenciana, zone très fertile, d'où est originaire une grande partie des oranges que nous pouvons trouver sur nos marchés et dans nos hypermarchés français par exemple), nous allons nous intéresser d'un peu plus près à la ville en elle-même. Et plus particulièrement à sa rivière: el Turia.
A l'origine, cette rivière passait par le centre ville de Valence et coupait la ville en deux:


Le lit naturel du Turia se trouve actuellement représenté en vert sur le plan de la ville en arc de cercle. Mais vous remarquerez rapidement qu'au sud de la ville, nous pouvons voir en bleu "Río". L'explication est simple: la rivière a été détournée de son lit naturel vers le sud de la ville, et son lit actuel marque la limite sud de Valence: la ville ne s'étendra pas plus vers le sud (mais elle continue à grandir dans toutes les autres directions, quitte à ce que d'anciennes municipalités deviennent de nouveaux quartiers valenciens (c'est le cas au nord de la ville des quartiers de Benimaclet et Campanar pour ne citer que deux exemples).

Nuevo Cauce del Turia

Pourquoi avoir détourné une rivière et la faire passer dans un affreux lit bétonné de toutes parts???
Ce projet est parti d'un événement tragique survenu dans la nuit du 14 octobre 1957: une inondation soudaine qui envahit le centre de Valence et causa la mort de 80 personnes. (la gran riada del 57).




Comme tout projet visant à contredire la nature, les questions sont multiples: face à une nouvelle grande inondation, la rivière suivrait-elle le lit qui lui a été assigné par l'Homme ou bien reviendrait-elle dans son ancien lit ce qui causerait une nouvelle catastrophe?...

Mais, me demanderez-vous, qu'en est-il de l'ancien lit de la rivière (el Antiguo Cauce)?
Bonne question!
Pendant des années, il est resté à l'abandon jusqu'à ce que dans les années 80, début des années 90, on décide de profiter de cet espace central de la ville.
Sur le plan ci-dessus on voit que le lit est représenté en vert, couleur des espaces verts. Et bien on a décidé de faire de l'Antiguo Cauce un parc. Mais pas seulement!
Le Río est devenu un haut lieu de cultures (au pluriel): culture artistique, culture sportive, échanges culturels en tous genres... et une grande promenade très prisée des Valenciens le dimanche par exemple.

On y trouve: parcs, jardins, stades de foot, d'athlétisme, de rugby, pistes de patinages, et de nombreux bâtiments dont nous parlerons un peu plus bas.

C'est ce qu'on appelle désormais: Culturia, un río de cultura.


La balade part du Parc de Cabecera, un parc très récent (2006-07) et va jusqu'au port, soit environ 10km.
A côté du parc de Cabecera on peut trouver depuis quelques années le Bioparc, le zoo de Valence, consacré à l'Afrique.
Puis en continuant on passe à côté de nombreux terrains de sport, très animé en semaine, et encore plus le week end bien entendu!

et des jardins divers et variés:



Des jeux pour les enfants (et pour les plus grands!) dont le fameux Gulliver:


Et en se rapprochant de la mer, on arrive dans la partie peut-être la plus impressionnante et la plus connue de Valence: La Ciudad de las Artes y de las Ciencias.
Il s'agit d'un impressionnant ensemble architectural futuriste, dont une grande partie est l'oeuvre de l'architecte valencien Santiago Calatrava (connu pour le stade olympique des JO d'Athènes, la gare de l'aéroport St Exupéry à Lyon entre autres...).

Dans l'ordre, on peut admirer:
El Palau de la Musica

El Palau de les Arts Reina Sofía


c'est l'opéra de Valence où se produisent des chefs d'orchestre et des artistes de très grande renommée internationale tous les ans.

l'Hemisferic
(cinéma Imax en forme d'oeil dont les paupières peuvent s'ouvrir et se fermer)



El Museo de las Ciencias Príncipe Felipe
(musée qui travaille en partenariat avec la Cité des sciences de la Villette à Paris)



L'Umbracle
(promenade ombragée et verdoyante entre l'Hemisferic et le musée des sciences)



Ensuite on passe le pont le plus récent de Valence, surnommé le "jamonero" par les Valenciens (pour sa ressemblance à un support à jambon...)


(pour comparer!)

Juste derrière le pont on découvre le dernier édifice en date, il vient d'être terminé:
L'Agora
(destiné aux compétitions de tennis, un Open 500 a lieu tous les ans depuis l'année dernière)


et juste derrière l'Agora,
l'Oceanografic,
le plus grand aquarium européen actuel







¡Espero que les haya gustado el paseo por este río de cultura!

vendredi 21 mai 2010

les sorties scolaires: variées et nombreuses à la Marxadella...


Cette année j'ai participé à de nombreuses sorties scolaires avec des collègues de différentes matières.
J'ai été très rapidement surprise du nombre de sorties prévues dans l'établissement: visites, théâtre, concerts, petits voyages...

Au début de l'année, nous avons fait une première sortie dans le cadre du département de français: nous sommes allés à Valence en métro et avons commencé la matinée par un rapide goûter dans une boulangerie française (tenue par des Français): croissant au beurre, chocolatine et pain au raisin étaient au rendez-vous. Puis nous avons laissé les élèves une heure dans les rues du centre avec un questionnaire à remplir en interrogeant les passants sur leur contact avec le français et poser quelques questions aux touristes français qu'ils pourraient croiser...
Enfin, nous avons été reçus par l'Institut Français de Valence pour une visite des lieux et une présentation des différentes activités organisées par l'établissement: cours de français bien évidemment mais aussi cycles de cinéma français en français le mercredi après-midi , la bibliothèque, les concours organisés par l'association des professeurs de français de Valencia et les examens de FLE (Français Langue Etrangère): DELF, DALF...

Ma deuxième sortie a été à Valencia aussi, dans le cadre des cours d'histoire de l'art, au mois de février. Nous avons fait une visite guidée, avec les 2°batx, du centre-ville historique et de quelques édifices en particulier.
Le premier a été la Lonja, monument gothique valencien.


puis nous nous sommes rendus au Colegio del Patriarca, séminaire pour voir la collection d'oeuvres d'art (bien endommagée par la passage de Napoléon... sans commentaire quand on est français!!) et les bâtiments ainsi que les archives de la ville de Valence.



Ensuite, je suis retournée à Valence en avril avec les professeurs de philosophie au MUVIM (Museo de la Il.lustracio i de la modernitat) pour aller voir une exposition sur l' "histoire des idées", une exposition centrée sur l'Illustration et le 18ème siècle mais qui retraçait tous les courants philosophique jusqu'à nos jours et le portraits des grands penseurs et philosophes.
(je n'ai pas de photo!!!)

En mai, j'ai accompagné des élèves de 3° de la ESO avec un collègue d'histoire géographie, nous sommes partis à 36 dans la montagne, Sierra Calderona (à 50km de Torrent au nord) pour découvrir la faune (que nous n'avons pas pu observer puisque 34 élèves ça fait du bruit et que les animaux n'ont pas attendu de nous voir arriver!!!) et la flore de la région. Un des objectifs était aussi d'apprendre à se repérer sur une carte (équivalent IGN) pour pouvoir identifier les différents sommets visibles et les points remarquables de la côte.


ce fut une sortie sportive, avec à la clé, l'apprentissage des règles de sécurité de la randonnée en montagne. La question de l'équipement et de l'importance d'avoir une tenue adaptée a également été abordée (certaines élèves sont venues avec un sac à main... et d'autres sans rien à boire...).








vendredi 14 mai 2010

l'Espagne en crise, des mesures d'austérité


Je ne pense pas vous apprendre grand chose en vous disant que l'Espagne est un des pays les plus touchés par la crise économique actuelle...

Le taux de chômage a explosé en l'espace de peu de temps dans ce pays qui, il y a encore 2 ans, passait pour un modèle au niveau européen au niveau de sa croissance et du taux très bas de chômage. 
Un des secteurs les plus touchés est la construction et ça se voit!
En arrivant à Torrent début septembre je me souviens encore d'avoir été choquée en cherchant un appartement de voir des immeubles neufs entièrement vides avec des entrées (quelquefois luxueuses) désertes et dont le sol était jonché de publicités ou des journaux qui avaient servi à le protéger à la fin des travaux. En levant la tête on pouvait voir les collections de panneaux accrochés aux fenêtres et balcons, parfois plusieurs pour le même appartement, proposant la location ou la vente (et même parfois les deux à la fois pour le même bien).
De l'autre côté de la rue on pouvait voir aussi de nombreux immeubles dont la construction était arrêtée et certains depuis un moment déjà.


Nous sommes en mai... et tout ça n'a guère changé... ni au niveau local (les panneaux sont toujours là, les prix des locations ont un peu baissé, dans les vitrines des agences immobilières on voit régulièrement le prix des biens barrés et à la baisse, certaines grues n'ont pas beaucoup bougé...) ni au niveau national: la principale inquiétude des Espagnols (et loin devant les autres) est de se retrouver au chômage.

A Valence je suis particulièrement choquée par le nombre de personnes faisant les poubelles, à certains moments de la journée on peut voir presque une personne affairée devant chaque poubelle de la rue... Je ne me souviens pas du tout d'avoir assisté à un tel "spectacle" lors de mes derniers séjours dans la ville...

Au niveau européen, la situation de la Grèce inquiète, mais l'Espagne est la suivante dans la liste des pays peu stables économiquement parlant.
L'Union Européenne ainsi que les Etats-Unis ont prié le chef su gouvernement actuel, José Luis Rodriguez Zapatero de prendre des mesures urgentes pour réduire la dette publique. 
C'est ainsi qu'hier a été annoncée la première mesure d'austérité: une baisse des revenus des fonctionnaires d'environ 5% qui sera appliquée dès le mois de juin. Cette baisse sera accompagnée d'un gèle des salaires en 2011 et 2012 et d'un gèle des retraites ces mêmes années.

Comment réagissent les Espagnols?
Pour le moment pas de grande colère ni autre réactions excessives. Cependant les syndicats appellent à la grève générale... Affaire à suivre... 

samedi 17 avril 2010

mon rôle à l'IES La Marxadella jusqu'ici:en plus...les projets

Et ce blog ???

www.lepetitcoindesvalenciens.blogspot.com

Mon projet de départ pour le programme Jules Verne était d’organiser un échange entre mon établissement d’accueil cette année et mon établissement d’origine en France, à savoir le Lycée Polyvalent de l’Hautil à Jouy-le-Moutier.

Je me suis rapidement rendue compte que ça allait être très difficile pour diverses raisons. Cependant mon idée de mettre en contact des jeunes de pays différents était plus que jamais présente et c’était l’occasion rêvée. Les élèves veulent du concret ; apprendre l’espagnol ou le français et le mettre en pratique immédiatement me paraît la manière la plus concrète de tester ses connaissances et de voir qu’il s’agit effectivement de langues de communication.

L’idée du blog vient donc de là : profiter des nouvelles technologies et des TICE pour permettre la communication et l’échange.

Il n’a vu le jour qu’en novembre car nous avons emménagé dans des bâtiments tout neufs en début d’année scolaire et internet n’est arrivé qu’assez tardivement.

J’ai exposé le projet aux élèves de 2° de bachiller qui ont été tout de suite partants.

Le « but » du jeu : liberté d’expression et de curiosité ; les règles : publier un article chaque semaine en suivant un calendrier. Nous avons fait trois groupes et chacun doit présenter à tour de rôle : une chanson, une photo et une « nouvelle de la semaine ». La chanson est de loin ce qui les intéresse le plus :

-qu’écoutent les jeunes Français ? Ils connaissent nos groupes ? Ils aiment la musique espagnole ?

-demandez-leur !

Avec ma collègue française nous avons eu un peu de mal à mettre les petits Français à l’ouvrage, mais maintenant le rythme est pris. Pourvu que l’enthousiasme dure… ! Et surtout pourvu qu’en-dehors du support bien pratique d’internet ça leur donne envie de se rencontrer, d’aller voir de leurs propres yeux comment ça se passe de l’autre côté des Pyrénées…

 

 

Et en plus…

Depuis peu, j’accompagne ma collègue Chantal dans son cours de TMI (Trabajo Monográfico Individual, équivalent des TPE) en 4° de la ESO. En dehors de mon intérêt pour ce genre de travail, le groupe de ma collègue travaille sur des questions de langue, de la linguistique. J’ai fait ma maîtrise en linguistique et je fais actuellement un Master 2 recherche de linguistique hispanique à la Sorbonne. Les élèves travaillent sur des questions qui me sont familières et je peux donc les guider :

            -l’évolution du latin à l’espagnol

            -l’espagnol en Amérique hispanophone

            -le langage utilisé dans les chansons

            -l’argot

            -le langage de la publicité…

 

            Par ailleurs, j’assiste à un cours d’histoire de l’art avec l’accord de ma collègue avec des élèves de 2° de bachiller. Et depuis fin janvier j’assiste aussi à des cours de littérature et langue espagnoles en 1° et 2° de bachiller.

 

            Enfin, nous attendons l’accord d’un de mes élèves du groupe de 3° de la ESO Diver, Hassan, qui est marocain pour commencer des cours d’espagnol comme langue étrangère. Cet élève est arrivé l’année dernière au troisième trimestre de manière illégale en Espagne et est dans un centre d’accueil pour mineurs immigrants. Il a été mis en 3° diver parce qu’il n’a pas un niveau suffisant en castillan pour pouvoir suivre tous les cours et son manque de lexique a été remarqué au premier conseil de classe, ce qui nous a poussé à lui proposer une heure par semaine avec moi pour essayer de lui faire gagner de l’aisance d’expression afin de faciliter non seulement sa scolarité mais aussi son intégration. Cependant nous avons besoin de son consentement pour nous assurer sa collaboration… Affaire à suivre !

Mon rôle à l'IES La Marxadella jusqu'ici:ce que je fais exactement.

Mon rôle :

Je tiens à préciser que le programme étant tout nouveau, mon rôle est en perpétuel mouvement depuis la rentrée de septembre, je regarde avec mes collègues où je peux être le plus utile et je m’adapte à des petits changements en fonction de la demande et de mes intérêts particuliers.

 

J’interviens à tous les niveaux présents dans l’établissement, mais mon rôle étant différent à chaque fois je vais détailler ce que je fais à chaque fois.

 

-1° et 2° de la ESO :

J’interviens en classe avec ou sans mes deux collègues. Ils ont deux heures de cours par semaine et je suis présente à une heure dans chaque groupe (6h par semaine).

Pour le moment je m’occupe plus particulièrement de la partie orale, c’est-à-dire Compréhension Orale (CO) et Expression Orale (EOI et EOC). Nous devons suivre la progression du manuel donc cela nous laisse peu de liberté mais n’empêche pas de nous servir de chansons, jeux ou TICE pour découvrir un nouveau point de langue ou le mettre en application…

Nous profitons aussi du fait d’être deux pour vérifier continuellement la trace écrite des élèves ou ré expliquer certains points en passant dans les rangs…

Plus particulièrement, en 1° de la ESO, nous allons changer notre façon de faire très prochainement : je devrais prendre en charge un petit groupe d’élèves en difficulté (problèmes de compréhension ou de travail) pour rattraper les points non assimilés avec eux et par ailleurs pour permettre aux autres d’avancer à une plus grande vitesse.

En 2° de la ESO, un autre problème se pose : le manque de concentration généralisé dans les deux groupes, nous avons donc décidé de profiter de ma présence pour dédoubler les deux groupes et je prends les élèves à tour de rôle, ce qui permet d’avancer un peu plus vite.

 

-3° de la ESO :

J’ai un groupe en responsabilité. Il s’agit d’un groupe un peu particulier puisque c’est le 3° de diversificación. Il faut entendre par là un groupe d’élèves qui ont été rassemblés en raison de leurs trop grandes difficultés scolaires pour suivre un programme « normal » de 3° de la ESO.

Ce sont des élèves aux profils assez variés : certains sont dyslexiques, d’autres ont pris beaucoup de retard parce qu’ils n’ont presque jamais travaillé durant les années antérieures…Ils ont donc un programme adapté dans un certain nombre de matières pour leur permettre de continuer leur apprentissage jusqu’à leurs seize ans.

Cette petite classe de 13 élèves a commencé le français cette année avec moi, ils apprennent bien et moi j’apprends beaucoup d’eux aussi. Nous travaillons surtout à l’oral et dans une perspective communicationnelle. Je ne néglige pas l’écrit mais étant données les difficultés rencontrées par ces élèves quand ils doivent écrire et lire en castillan (qui, c’est bien connu, « s’écrit comme il se prononce »), je minimise les travaux écrits.

Je les vois deux heures par semaine.

 

-4° de la ESO :

Ils ont trois heures de français par semaine, j’interviens une heure dans leur cours. Avec eux nous travaillons des chansons, des mises en situation de communication, des jeux et quelques textes en essayant de varier les activités.

Je leur ai proposé de participer au blog des élèves de bachiller mais pour le moment l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous…

 

1° de Bachiller :

Les choses sérieuses commencent ! En effet, ce petit groupe a 4 heures de français par semaine. Je les prends une heure le mardi matin et nous dédions cette heure à plusieurs choses : publier des articles sur le blog, travailler des chansons avec vidéo-clip, travailler la compréhension écrite de textes ou autres documents, des jeux divers et variés toujours à l’oral.

 

-2° de Bachiller :

Eux aussi ont 4heures de cours par semaine et je les vois 2h.

L’heure du mercredi est dédiée à l’étude de chansons avec vidéo-clip (quand il existe et est intéressant !) et à un travail particulier d’acquisition de lexique par thèmes (en rapport avec la chanson bien évidemment). Si je peux, (c’est-à-dire si nous avons le temps !) nous chantons, j’expérimente ainsi le rôle de la chanson dans l’acquisition du lexique, de certains réflexes de langue et de la phonologie du français (je suis persuadée que le côté ludique de la musique est très important, tout comme son aspect culturel).

Nous ne perdons pas de vue que ces élèves préparent la Selectividad pour le mois de juin (l’examen d’entrée à l’Université, de leurs notes dépendra le cursus qu’ils pourront choisir…).

Le vendredi matin l’heure est consacrée au blog généralement : rédaction des articles et des commentaires sur le blog des élèves du lycée de l’Hautil mais je vais aussi les aider à se préparer à l’examen du DELF (organisé par l’Institut Français de Valence) que certains vont présenter en mai (niveau B1/B2) à l’épreuve de français de la Selectividad.

Il s’agit d’élèves très motivés et curieux, c’est un groupe agréable et enthousiaste. Je leur ai organisé un petit voyage à Paris le week-end du 16 au 18 janvier avec un parcours à réaliser par jour (ils sont partis hors temps scolaire avec Alicia, ma tutrice, et Vicente, un collègue d’anglais). Comme la semaine de la rentrée de janvier je suis passée dans mon lycée en région parisienne, j’en ai profité pour faire part de leur visite parisienne aux élèves français en les encourageant à profiter de l’occasion pour les rencontrer et découvrir Paris avec eux le temps d’un après-midi, ma bonne parole n’a eu d’effet que sur une élève de terminale de complément qui a eu le courage d’aller seule à Paris retrouver des personnes qu’elle ne connaissait pas dans un quartier qu’elle ne connaissait pas (le 5ème, le Quartier Latin)! Bilan : elle était ravie et les jeunes Espagnols aussi !

 

-Les groupes de professeurs :

Au mois de juin quand j’ai commencé à être en contact avec Alicia et quand j’ai appelé le directeur de La Marxadella pour me présenter, on m’a demandé si je voudrais bien donner des cours de français à un groupe de professeurs.

Depuis le mois d’octobre j’ai donc deux heures par semaine avec une quinzaine d’enseignants de l’établissement, des enseignants du général et du professionnel, de niveaux assez hétérogènes mais qui ont en commun l’envie de profiter de ma présence pour rafraîchir des souvenirs de notre langue (parce qu’ils l’ont étudiée pendant leurs années lycée ou même plus tard) ou tout simplement de la découvrir.

Je ne prépare à aucun diplôme particulier, j’alterne entre expression orale et explications de certains points de langue pour apporter à chacun ce dont il a besoin.

Mon rôle à l'IES La Marxadella jusqu'ici: l'école et les élèves.

Compte-rendu de mes activités 

Je suis cette année en poste à l’Instituto de Enseñanza Secundaria La Marxadella de Torrent. Cet établissement ne possède aucune section spécifique (européenne, bilingue…), en-dehors de l’enseignement bilingue obligatoire castillan-valencien.


Je suis rattachée au département de français qui compte deux professeurs : Alicia Delgado Blasco et Chantal Sánchez.

Contrairement à ce que je connais en France en ce qui concerne l’enseignement de l’espagnol, ici le nombre d’élèves est très réduit : le français est une option facultative au même titre que l’informatique ou la musique par exemple. En effet, la Communauté Autonome de Valence étant une communauté autonome bilingue, les élèves étudient obligatoirement le castillan et le valencien, donc deux langues. Ils doivent choisir une langue étrangère qui fait partie du tronc commun et qui est l’anglais pour tous au niveau de mon établissement. Le français est l’unique autre langue étrangère proposée aux élèves à La Marxadella.

 

Le profil des élèves :

S’agissant d’une option, il est évident que nous avons affaire à un public particulier dans le sens où normalement les élèves qui choisissent d’apprendre le français sont généralement de bons élèves (même s’il existe toujours des exceptions bien entendu !).

Combien y a-t-il d’élèves par classe ? C’est une des premières questions que j’ai posées en arrivant début septembre !

-1°de la ESO (5ème) : quatre groupes de 15, 14, 9 et 8 élèves respectivement.

-2° de la ESO (4ème) : deux groupes, un de 17 et un de 16 élèves.

-3° de la ESO (3ème) : trois groupes de 16, 15 et 13 élèves.

-4° de la ESO (2nde) : 12 élèves

-1° de Bachillerato (1ère, enseignement secondaire non obligatoire) : 7 élèves

-2° de Bac. (terminale) : 6 élèves

Constat général : les groupes sont peu nombreux et vont en diminuant au fil des années. Il y aurait donc tout intérêt à faire la promotion du français !!! … et à inciter les élèves à continuer après leur première année…

Explications (ou tentatives d’explication pour être plus juste) :

En ce qui concerne les élèves de la ESO, ceux qui arrêtent le font pour plusieurs raisons : ils ont des difficultés dans les autres matières dites « fondamentales » (castillan, valencien, mathématiques) et il leur est conseillé de se concentrer sur ces matières, ils préfèrent se réorienter vers une autre option par intérêt ou projet d’avenir, mais certains abandonnent aussi par paresse (un tout petit nombre !). On voit aussi quelques élèves revenir après un an d’arrêt (c’est le cas d’une élève de 4° de la ESO par exemple).

Pour ce qui est des élèves de Bachillerato, l’explication est différente. L’enseignement secondaire obligatoire (ESO) s’arrête en 4° quand les élèves ont 16ans, et ceux qui poursuivent en Bachillerato (2 ans) sont peu nombreux (on passe de 5 classes de 4° à 3 classes de 1° de Bac.). La formation professionnelle (Formación Profesional ou Ciclos Formativos) attire beaucoup d’élèves et a une bonne réputation en Espagne en général. La réduction du nombre d’élèves en cours de français est donc proportionnelle à celle du nombre d’inscrits à ces deux années de préparation à l’entrée à l’université. Le profil des élèves change donc aussi.

lundi 25 janvier 2010

los Reyes: 6 de enero

je continue avec un petit peu de retard... 
Je profite de certaines remarques qui m'ont été faites aussi bien en France qu'ici sur les différences de dates de vacances scolaires pour Noël entre les deux pays.

La remarque des Espagnols: "les cours reprennent le 4 janvier??? Mais.... et les Rois????"
La remarque des Français: "ils reprennent un jeudi? et pourquoi la rentrée se fait en plein milieu de semaine???"

Réponses:
1) Et non pas vraiment de Rois en France! Enfin du moins pas le 6 janvier! En France les Rois se fêtent traditionnellement le premier dimanche de janvier, cette année c'était donc le 3 janvier. Que faisons-nous?
Nous mangeons la galette pardi! Et on "tire les rois": celui qui a la fève est couronné!
Différentes sortes de galettes françaises:




la galette 
frangipane 
aux amandes










une galette
 brioche ou
royaume





2) et en Espagne?
et bien oui les cours reprennent le 7 janvier parce que le 6 c'est férié. Les festivités commencent le 5 janvier au soir avec le défilé des Rois dans les rues des villes, puis le 6 les enfants découvrent les cadeaux apportés par les Rois Mages (même si Papa Noël gagne du terrain...).
Et... on mange el roscón de Reyes!








el Roscón
















Mode d'emploi!
petite différence avec la France: il n'y a pas UNE fève mais DEUX...

Une fève véritable: celui qui tombe dessus paye la galette.

La fève-figurita quant à elle déterminera la personne à couronner!


Merci Almudena pour les photos!

mardi 22 décembre 2009

Lotería de Navidad ♫♫♫♫♫♫♫♫♫♫

j'ai attendu un peu pour vous en parler mais aujourd'hui impossible de ne pas vous en dire quelques chose! 
Tout d'abord voici la campagne publicitaire de cette année:



cette vidéo passe à la télé depuis presque début novembre, mais même sans publicité, les Espagnols n'oublieraient pas leur participation à la Lotería de Navidad qui est une véritable institution ici.

Un peu d'histoire...

La Lotería de Navidad trouve ses origines à Cadix en 1812 et s'appelle Sorteo de Navidad depuis 1892.
Le tirage se fait de manière traditionnelle: dans une grande boule les billes avec les numéros de tous les billets et dans une petite boule le montant du prix. Il se fait le 22 décembre de chaque année, à 9 heures le tirage commence à Madrid. Ce sont des enfants d'un Instituto: el Colegio San Ildefonso (Madrid) qui chantent les prix. Deux enfants très exactement: un chante les numéros tirés et un le montant.
en images c'est mieux!



Et là ça se complique:
les billets se vendent dès le mois de juillet, mais un billet vaut 200 euros... Sacré investissement me direz-vous! Effectivement! et c'est donc pour ça que ce qu'achètent  les Espagnols s'appellent DÉCIMOS. Comme son nom l'indique il s'agit d'un dixième du billet et coûte donc 20 euros
Si nous récapitulons, on voit qu'un certain nombre de personnes ont le même numéro et donc s'il est tiré le 22 décembre le prix est partagé entre tous les participants en fonction de la somme engagée.

Par ailleurs le Sorteo Extraordinario de Navidad est vraiment quelque chose de collectif: on achète une série d'un numéro (il existe en tout 85000 numéros depuis 2007 et un numéro compte 185 séries... ce qui fait qu'un numéro coûte en réalité 37000 euros), vous me suivez toujours??? 
Je disais donc un groupe d'amis ou de collègues ou de voisins... achète une série par exemple et attend avec une grande impatience le tirage du 22 décembre!
Au lycée nous avions un numéro... mais pas de chance ce matin.... rien!
Par contre toutes les associations peuvent commander des billets de la lotería en rajoutant au prix de vente de quelques centimes à quelques euros. Ces billets coûtent entre 2 et 20 euros dans le cas d'un décimo.

La salle des profs s'est transformée en vente de billets de tout genre!
En plus il faut savoir que certains Puestos de Lotería del Estado (les endroits où on achète les billets ) ont la réputation de porter chance. Ainsi sur la Gran Vía à Madrid on pouvait voir une queue de plusieurs heures ce week-end pour acheter les décimos de Doña Monolita malgré le froid.
De même sur la Puerta del Sol, une des places les plus importantes de Madrid les vendeurs de décimos attiraient les passants:


Bref ce matin, dernier jour de cours au lycée, l'attention était surtout portée sur le tirage de Noël et "el Amigo Invisible" entre collègues! 
Résultat: nous avons deux numéros qui ont été tirés, deux associations, et je suis donc riche de 25 euros!

Allez, JOYEUSES FÊTES à tous!